(Source : UNF, ENF et bureau d’études VED.EARTH – 21 juin 2026)
Face aux défis environnementaux, économiques et sociétaux qui transforment la filière florale, l’Union Nationale des Fleuristes (UNF) franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur d’une profession plus durable. La présentation du premier Bilan Carbone® de l’École Nationale des Fleuristes (ENF), réalisée avec le bureau d’études VED.EARTH, constitue un socle de travail concret pour mieux comprendre les enjeux climatiques du secteur et construire les réponses adaptées aux réalités du métier.
Au-delà des résultats obtenus, cette démarche offre à l’ensemble de la profession des enseignements précieux pour préparer l’avenir des fleuristes et accompagner la transition écologique de la filière.
Un premier diagnostic au service de toute la profession
Le Bilan Carbone® est une méthode de référence développée par l’ADEME pour mesurer les émissions de gaz à effet de serre d’une organisation. Il permet d’identifier les principaux postes d’impact, de définir des priorités d’action et de construire une stratégie de réduction des émissions à long terme.
Si ce premier exercice a été réalisé au sein de l’ENF, son intérêt dépasse largement le cadre de l’établissement. Pour l’UNF, il constitue une première photographie des enjeux auxquels sont confrontés les acteurs de la filière et un outil de réflexion pour accompagner les évolutions du métier.
Une filière florale directement concernée par le changement climatique
Les effets du changement climatique sont déjà visibles dans la production florale. Décalage des périodes de floraison, modification des cycles saisonniers, apparition de nouveaux ravageurs ou encore impacts sur la qualité des végétaux : les producteurs comme les fleuristes doivent s’adapter à des évolutions de plus en plus rapides.
À ces défis environnementaux s’ajoutent des contraintes économiques et logistiques croissantes. La dépendance aux approvisionnements internationaux, les tensions sur les transports et la hausse des coûts énergétiques fragilisent l’ensemble de la chaîne de valeur.
Dans le même temps, les attentes des consommateurs évoluent. Les clients s’interrogent davantage sur l’origine des fleurs, leur saisonnalité, leurs conditions de production ou encore leur impact environnemental. Cette évolution renforce le rôle de conseil du fleuriste et la nécessité de pouvoir répondre avec transparence aux nouvelles demandes du marché.
Des enseignements utiles pour identifier les leviers d’action
L’analyse réalisée sur l’année de référence 2024 met en évidence plusieurs postes d’émissions significatifs : les services, les déplacements, le fret, les achats de biens et matières premières, ainsi que l’énergie.
Cette hiérarchisation permet de mieux comprendre où se situent les principaux leviers d’amélioration. Les déplacements apparaissent notamment comme un sujet majeur, même si la localisation parisienne de l’ENF favorise l’utilisation des transports collectifs et limite certains impacts.
Le fret constitue également un enjeu important pour la profession. Le transport des fleurs, depuis les lieux de production jusqu’aux points de vente, représente une part significative de l’empreinte environnementale du secteur. Ces constats ouvrent des pistes de réflexion sur l’organisation des approvisionnements, la logistique et le développement de filières plus résilientes.
Former aujourd’hui les professionnels de demain
La transition écologique de la filière passe aussi par la transmission des compétences. À travers son école, l’UNF accompagne déjà cette évolution en intégrant les enjeux environnementaux dans les parcours de formation.
Les futurs fleuristes sont sensibilisés à l’origine des produits, à la saisonnalité, à la traçabilité, à la gestion des déchets ou encore aux nouvelles pratiques responsables. L’objectif est de leur donner les clés pour exercer leur métier dans un contexte en pleine mutation tout en préservant l’excellence du savoir-faire floral.
Cette démarche contribue à préparer une nouvelle génération de professionnels capables de concilier créativité, qualité de service et responsabilité environnementale.
Une ambition commune : construire la transition de la filière
Pour l’UNF, cette restitution ne constitue pas une finalité mais le point de départ d’une démarche plus large. Aux côtés de l’ENF et du bureau d’études VED.EARTH, l’organisation souhaite poursuivre ce travail à travers la méthode ACT Pas-à-Pas afin de structurer une stratégie de transition adaptée aux réalités du secteur.
L’objectif est de définir des priorités claires, d’identifier les actions les plus pertinentes et d’accompagner progressivement les professionnels dans leur adaptation aux enjeux climatiques.
Cette volonté s’inscrit dans une vision globale portée par l’UNF : renforcer la compétitivité des fleuristes, développer des filières plus transparentes et plus locales lorsque cela est possible, valoriser les savoir-faire du métier et préparer durablement l’avenir de la profession.
L’UNF engagée pour accompagner les fleuristes face aux transformations du marché
Dans un contexte marqué par la concurrence accrue du e-commerce, de la grande distribution et par les difficultés de recrutement, la transition écologique représente également une opportunité de valorisation pour les fleuristes.
Mieux comprendre les impacts environnementaux, mieux expliquer les choix d’approvisionnement, mieux répondre aux attentes des consommateurs : autant d’éléments qui contribuent à renforcer la place du fleuriste comme expert du végétal et acteur de proximité.
À travers cette démarche, l’UNF réaffirme sa mission : accompagner les professionnels, défendre leurs intérêts et préparer les conditions d’un développement durable de la filière florale française.
Quelques chiffres clés (année de référence 2024)
Résultat global du Bilan Carbone® :
555 tonnes CO₂e
Indicateurs principaux :
1,5 t CO₂e par étudiant
3,65 kg CO₂e par tige achetée
22,2 t CO₂e par employé
Répartition des déplacements des étudiants :
Métro : 34,3 %
RER : 31,7 %
TER : 13,0 %
