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L’U2P modernise sa plateforme « Créer Reprendre » pour mieux accompagner les entrepreneurs

L’U2P modernise sa plateforme « Créer Reprendre » pour mieux accompagner les entrepreneurs

L’U2P modernise sa plateforme « Créer Reprendre » pour mieux accompagner les entrepreneurs

(Source : U2P, La Brève n°502, 1er février 2026)

L’Union des entreprises de proximité (U2P) poursuit son engagement en faveur de la création et de la transmission d’entreprise en modernisant en profondeur sa plateforme Créer Reprendre. Entièrement actualisé, cet outil numérique vise à offrir un accompagnement renforcé aux artisans, commerçants et professionnels libéraux souhaitant créer ou reprendre une entreprise, en sécurisant leurs choix économiques et territoriaux dès les premières étapes de leur projet.

Un outil repensé pour répondre aux réalités du terrain

Consciente des enjeux actuels, notamment l’arrivée à échéance de nombreuses transmissions d’entreprises et la nécessité de préserver le tissu économique local, l’U2P a repensé sa plateforme afin de mieux répondre aux besoins concrets des porteurs de projet. Accessible à tous, Créer Reprendre permet de réaliser une première étude de marché personnalisée pour près de 100 métiers relevant de l’artisanat, du commerce et des professions libérales.

Grâce à l’exploitation de données publiques régulièrement mises à jour, la plateforme propose une lecture claire et synthétique :

  • du niveau de concurrence,

  • du potentiel économique,

  • et des caractéristiques socio-démographiques,

pour l’ensemble des 37 000 communes françaises. L’objectif est de permettre aux futurs entrepreneurs d’anticiper les opportunités comme les contraintes d’un territoire avant toute implantation.

 

Une approche globale intégrant le cadre de vie

Créer ou reprendre une entreprise est aussi un choix de vie. C’est pourquoi la plateforme va au-delà des seuls critères économiques en intégrant des données relatives au cadre de vie : équipements scolaires, sportifs et culturels, accès aux services, environnement local. Ces éléments permettent d’évaluer l’impact du projet entrepreneurial sur la vie personnelle et familiale.

En combinant analyse de marché, données territoriales et informations sur l’environnement local, l’U2P entend ainsi réduire les risques d’échec, particulièrement élevés dans les premières années d’activité, et favoriser la réussite de projets durables.

 

Un accompagnement renforcé et des réseaux mobilisés

La plateforme facilite également la mise en relation avec les réseaux professionnels, afin d’éviter l’isolement des créateurs et repreneurs face aux difficultés rencontrées. Simple d’utilisation, pédagogique et complète, Créer Reprendre s’impose désormais comme un outil de référence pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat de proximité.

Par cette refonte, l’U2P réaffirme sa volonté de sécuriser les parcours de création et de transmission, tout en contribuant à la vitalité économique des territoires.

Troisième année consécutive de baisse d’activité pour les entreprises de proximité

Dans un contexte économique contrasté, l’économie française a enregistré en 2025 une croissance de 1,2 %, portée par une consommation prudente et un recours important à l’épargne. À l’inverse, les entreprises de proximité ont connu une troisième année consécutive de recul, avec une baisse moyenne du chiffre d’affaires de 1 %, selon la dernière enquête de l’institut Xerfi menée auprès de 7 675 chefs d’entreprise.

Après une période de relative résistance fin 2024 et début 2025, la situation s’est progressivement détériorée au fil de l’année pour atteindre -1,6 % au quatrième trimestre 2025.

 

Des disparités selon la taille des entreprises

Les entreprises sans salarié sont les plus touchées, avec une baisse de chiffre d’affaires de -2,6 %. Les entreprises de 1 à 5 salariés enregistrent un recul de -1,6 %, tandis que celles de plus de 5 salariés limitent la baisse à -0,6 %.

 

Des secteurs inégalement impactés

Tous les secteurs représentés par l’U2P affichent une baisse au quatrième trimestre, mais avec de fortes disparités :

  • Fabrication et services : -2,3 % au T4, -1,5 % sur l’année

  • Construction : -2,2 % au T4, -4 % sur l’année

  • Alimentation : -1,6 %

  • Professions libérales : recul plus modéré (-0,6 %)

Sur l’ensemble de l’année 2025, les secteurs de l’alimentation, de l’hôtellerie-restauration ainsi que les professions du droit, de la santé et du cadre de vie affichent une activité globalement stable (0 %).

Ces tendances sont confirmées par le ressenti des chefs d’entreprise : la trésorerie s’est détériorée dans les secteurs de l’alimentation, de la construction et de la fabrication-services, tandis que les professions libérales estiment, de justesse, une légère amélioration de leur situation financière.

Micro-entrepreneurs : une croissance qui se poursuit malgré un ralentissement

L’ACOSS a publié un état des lieux du régime de la micro-entreprise, confirmant la poursuite de la dynamique de croissance, bien que le rythme ralentisse depuis fin 2024.

En juin 2025, le réseau des Urssaf recense 3,186 millions de micro-entrepreneurs administrativement actifs, soit une hausse de 204 000 sur un an. La progression annuelle atteint 6,8 % au deuxième trimestre 2025, contre 7,2 % au premier trimestre et 8,3 % fin 2024.

 

Un volume élevé de créations

Sur douze mois, 758 000 créations ont été enregistrées, un chiffre quasi stable (+0,4 %), et nettement supérieur au nombre de radiations (554 000, +4,6 %).

 

Une activité économique contrastée

Le nombre de micro-entrepreneurs déclarant un chiffre d’affaires positif progresse de 3,8 % au deuxième trimestre 2025 (6,1 % après prise en compte des déclarations tardives). Ils représentent 49,8 % des micro-entrepreneurs administrativement actifs.

Le chiffre d’affaires global déclaré atteint 8,05 milliards d’euros, en hausse de 5,2 % sur un an, confirmant un ralentissement par rapport à 2024. Le chiffre d’affaires trimestriel moyen par déclarant s’établit à 5 072 euros, en progression de 1,4 %.

 

Des secteurs toujours dynamiques

Certaines activités restent particulièrement porteuses :

  • nettoyage,

  • services administratifs et de soutien,

  • transport routier de fret,

  • commerce de détail non spécialisé,

  • activités immobilières (forte accélération).

À l’inverse, les secteurs des postes et courriers, de l’hébergement, de la construction et certains segments du commerce connaissent une orientation moins favorable.